Bieler Tagblatt 12.4.05, Ressort Fokus

Es dreht sich nur ums Geld

Casino Biel: «Hartes Poker um fette Beute» - BT, 6. April
In der Novembersession 2004 beschloss der Grosse Rat mit knappem Mehr, den drei Kursälen Biel, Gstaad und Thun den Betrieb von Geschicklichkeitsspielautomaten mit Geldgewinn zu erlauben. Die Befürworter argumentierten damals mit Blick auf die Spielsucht-Gefahr, es gehe nur um «einige wenige Apparate» und «der mögliche Einsatz sei sehr klein».
Wenn ich nun im BT lese, beim Kampf um den Vertrag für die neuen Automaten gehe es um die «fette Beute» von «mehreren 100 000 Franken», frage ich mich, was ist hier falsch?
Ruedi Löffel, Grossrat EVP, Münchenbuchsee

 

Journal du Jura 12.11.04

«On se fout de la démocratie!»

MACHINES À SOUS | Bienne, Thoune et Gstaad défendent leur ancien casino
Le député Ruedi Löffel (PEV) ne décolère pas. Il dénonce la manœuvre des communes de Bienne, Thoune et Gstaad: elles invitent les députés à accepter la motion Oppliger pour maintenir en vie leurs casinos respectifs. Philippe Oudot
Lors de la session de novembre, le Grand Conseil devrait examiner la motion urgente du député Hans Oppliger (UDC, Thoune). Après le rejet, en juin dernier, de la motion Erb qui demandait l'autorisation de tous les appareils à sous servant aux jeux d'adresse qui permettent de réaliser des gains en argent, Hans Oppliger était revenu à la charge. Par voie de motion urgente cosignée par 40 députés, il demandait de modifier la loi afin de permettre aux anciens casinos qui n'ont pas obtenu de concession (Bienne, Thoune et Gstaad) de continuer à exploiter de telles machines à sous.
Pour rappel, le Conseil fédéral avait arrêté la liste des casinos en octobre 2001, écartant notamment les trois casinos susmentionnés. Ceux-ci auraient dû fermer leurs portes le 30 juin 2002. Toutefois, pour rendre la mesure moins abrupte, les établissements écartés avaient été autorisés à exploiter encore cinq machines chacun jusqu'au 31 mars 2005. Pour justifier sa requête, le député Oppliger constatait qu'une telle autorisation est parfaitement compatible avec la législation fédérale. De plus, la survie de ces entreprises serait menacée sans une telle autorisation.

Niet du gouvernement
Dans sa réponse, le Conseil exécutif propose au Grand Conseil de rejeter cette motion. (...)
Visiblement peu satisfaites de la réponse du gouvernement, les autorités de Bienne, Thoune et Gstaad viennent d'adresser à tous les députés un argumentaire pour tenter de les gagner à leur cause. (...)

La colère de Ruedi Löffel
La démarche des trois communes n'est pas du goût du député Ruedi Löffel (Parti évangélique, Münchenbuchsee). Tout d'abord, parce qu'en juin dernier, le Grand Conseil avait déjà refusé la motion Erb, qui demandait l'autorisation générale de ce type de machines à sous. La requête du député Oppliger foule donc aux pieds la décision du Grand Conseil: «En procédant de la sorte, on se moque de la démocratie!», tempête-t-il.
D'autant que cette motion a été déposée quatre mois après le refus du parlement. D'ailleurs, glisse-t-il, il est pour le moins surprenant que le Bureau du Grand Conseil ait accepté de valider cette motion. Le règlement du législatif prévoit en effet qu'on ne peut présenter le même sujet durant la même législature. Or, il s'agit bien du même sujet, même s'il se limite aux trois anciens casinos.
Par ailleurs, Ruedi Löffel juge l'argumentation des trois villes irrecevable: elles avaient trois ans pour s'adapter et elles n'ont rien fait. Et voilà qu'aujourd'hui elles prétendent que l'existence de ces établissements serait menacée en cas de refus de la motion. «Avec cinq machines à sous, l'argumentation est tout simplement risible.»
En outre, notre interlocuteur constate que le maire de Bienne a de la suite dans les idées. Aujourd'hui, même s'il a quitté le Grand Conseil, Hans Stöckli remonte au front pour défendre «son» casino, alors même qu'en juin dernier, il s'était battu contre son parti pour défendre la motion Erb. Et de rappeler les motifs du refus du Grand Conseil: «Dans la balance, le parlement a préféré protéger les accros du jeu plutôt que de défendre à tout prix la liberté d'entreprendre.» Des arguments qui laissent visiblement de marbre Hans Stöckli et ses deux collègues maires... (…)

 

Journal du Jura 25.6.04

Le joueur ne s'amuse pas en s'endettant

JEUX DE HASARD I Bientôt évincés des bistrots
Les jeux de hasard électroniques permettant de réaliser un gain sous forme de bon d’achat seront bannis des établissements publics en 2005.
Par 80 voix contre 68, le Grand Conseil n'a pas voulu d'une réglementation autorisant les appareils servant aux jeux d'adresse, telle que le demandait une motion radicale. Il a suivi l'avis du Conseil exécutif pour qui utilisation des appareils à jetons donne lieu à un usage abusif, voire entraîne la dépendance. (…)
Le Conseil exécutif a pu compter sur le soutien du PS et des Evangéliques. «Il est inadmissible que l’on fasse miroiter le gain de 2,7 millions de francs sans prendre en compte les coûts sociaux. Ce ne sont pas les 15 ou 20 emplois créés par cette mesure dont nous devons nous soucier, mais des personnes qui jouent et risquent la vie de leur famille» s’est insurgé Ruedi Löffel (PEV). (…)

 

Der Bund, Kanton Bern, 25.6.04

Automaten müssen verschwinden

Der Grosse Rat hat die Zulassung von Geschicklichkeitsspielautomaten abgelehnt – per April 2005 sind sie verboten Ende März 2005 läuft die Übergangsbestimmung aus, wonach in den Gaststätten Spielautomaten durch Private betrieben werden können. Ein Versuch seitens der FDP, Geldspielautomaten künftig zuzulassen, ist gestern gescheitert. (...)
Christoph Erb (fdp, Bern) hat in einer Motion verlangt, dass die kantonale Spielapparateverordnung entsprechend angepasst wird. Die Spielautomaten in den bernischen Bars, Pubs, Restaurants und Spielsalons sollten hängen gelassen werden. Es gehe um eine Erwerbsquelle und darum, gegen 20 Arbeitsplätze zu erhalten, sagte Erb. Abgaben von 2,7 Millionen Franken würden in die Kantonskasse, 700 000 Franken in die Gemeindekassen fliessen. «Wir müssen die Möglichkeiten, die sich bieten, ausschöpfen.» Seine Motion löste gestern im Rathaus eine hitzige Debatte aus – in der deutlich wurde, dass die privaten Betreiber der Geschicklichkeitsspielautomaten kräftig lobbyiert hatten. (...)
Für eine ausgesprochen kleine SP-Minderheit sprach Hans Stöckli (Biel), als er sagte: «Man könnte meinen, heute ginge es darum, im Kanton Bern ein fünftes Casino zu eröffnen.» Er sei für die Zulassung der Automaten – denn gerade bei diesen sei die Suchtgefahr nicht sehr gross. Mit dieser Aussage erzürnte Stöckli Ruedi Löffel (evp, Münchenbuchsee), Fachmann für Suchtprävention, regelrecht. Gerade bei kleinen Beträgen nehme die Spielsucht ihren Anfang, sagte er. «Es handelt sich hier um eine völlig eingleisige und kurzsichtige Motion.» Die Folgekosten könnten nicht einfach so ausgeblendet werden.
Der Grosse Rat hat die Motion Erb schliesslich mit 80 zu 68 Stimmen bei 20 Enthaltungen abgelehnt und somit das Aus für die Geschicklichkeitsspielautomaten ab April 2005 besiegelt. Was ganz und gar dem Willen von Regierungsrätin Dora Andres entsprach. (...)

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